Je vais vous raconter une histoire de résilience. Une histoire qui j’espère vous donnera de l’espoir si vous êtes amené.es à traverser des crises, qu’elles soient personnelles, professionnelle, ou à l’échelle de la société ! Une histoire qui m’a amenée à aller au bout d’un challenge personnel: écrire un livre.

J’ai toujours rêvé d’écrire un livre. 

J’ai aimé lire très jeune, notamment grâce à ma maman qui lit énormément (et nous a beaucoup lu puis offert de livres à mes frères et moi). Les auteurs de livres ont toujours eu dans mon imaginaire un certain charisme mystérieux qui m’attirait beaucoup. 

Pendant mes études supérieures, l’un de mes professeurs de marketing avait été présenté comme l’auteur d’un ouvrage sur le sujet, et cela avait tout de suite assis son autorité et son expertise. 

Après avoir lancé mon activité entrepreneuriale en 2014, je me suis mise à beaucoup écrire. Ce blog qui donne de la visibilité à mon site internet et à mes services. Ecrire ma newsletter hebdomadaire (qui est envoyée chaque lundis à plusieurs milliers d’abonnés – en 6 ans j’en ai envoyé plus de 300!). Mais aussi des outils pour mes clients et mes prospects : des guides, des cahiers d’exercices, des fiches pratiques…

En 2016, j’ai même co-écrit (en anglais) un ebook sur la collaboration avec mon amie Danielle Carruthers, que nous avons autopublié avec le service d’impression à la demande d’amazon. 

Bref, étape après étape, je me rapprochais de ce rêve d’écrire et de publier un livre. MON livre.

Autour de moi, plusieurs amies entrepreneures ont publié des ouvrages. Caroline Gaujour qui illustre mon blog depuis plusieurs années, et qui a auto-publié un livre puis signé chez Hachette son album “Ma vie de Licorne”. Ma collègue et experte en reconversion professionnelle Marjorie Llombard qui a publié chez Dunod le livre “Dessine-toi Une Carrière”. Ou encore MaryLaure Teyssedre qui intervient dans mes programmes auprès de mes clientes et qui a publié une dizaine de livres.

Pour autant, ce projet a traîné dans mes tiroirs de nombreuses années. 

Je me disais “ça n’est pas le moment pour écrire un livre », “peut-être quand mon activité sera à telle étape de développement” ou encore “quand j’aurais assez développé mon expertise”… 

Seulement voilà, après quasi 5 années à la tête de mon entreprise, je n’avais jamais l’impression que le moment était le bon, mon expertise assez affutée, mon expérience assez digne d’être imprimée sur le papier. 

Les rares fois où j’essayais de mettre mes idées sur le papier, les doutes m’embrumaient l’esprit…

Jusqu’au jour où tout a basculé.

Attention, je vous préviens que malheureusement il ne s’agit pas d’une histoire héroïque où, malgré mes doutes et mon manque de temps, j’aurais courageusement pris la plume un beau matin et écrit 200 pages en quelques semaines, seule à mon ordi dans un charmant café. 

C’est plutôt une histoire de résilience, où la tempête fait tout s’écrouler et où on reconstruit pour ne pas sombrer dans la désespérance.

Ce livre, je l’ai écrit pour ne pas sombrer dans la dépression. 

Quelques mois auparavant, j’apprenais pour mon plus grand bonheur et celui de mon mari que j’étais enceinte. Une grossesse voulue, attendue, joyeuse. Un bébé allait venir illuminer nos vies, construire notre vie de famille, nous faire vivre l’aventure de la parentalité. 

Très vite, j’ai connu ce que je croyais être les « désagrément de la grossesse” : nausées et vomissements. Qui n’avaient rien de matinaux pour ma part (sauf qu’ils me réveillaient au petit matin effectivement, mais ne s’estompaient pas franchement le reste de la journée). 

J’étais aussi très fatiguée au point de faire la sieste plusieurs fois par jour, comme beaucoup de femmes lors de leur premier trimestre de grossesse, les nuits écourtées en plus. 

Je continuais tout de même mon activité de mentor pour entrepreneures durables, en espaçant plus mes séances client et en essayant de les limiter à 3 par jour (au lieu de 5 à 6 habituellement). 

Les semaines passaient, et je comptais les jours jusqu’à la 12ème semaine de grossesse qui sonnait le début du 2eme trimestre et donc la fin escomptées des vomissements. Je regardais l’intégralité des épisodes de La Maison des Maternelles sur le sujet. J’essayais tous les remèdes de grand-mères possibles et imaginables (qui restaient sans effets aucuns). Je prenais mon mal en patience, même si je commençais à m’inquiéter du peu de nourriture – et d’eau – que j’arrivais à garder, pour moi et mon bébé. 

13ème semaine, toujours pas d’accalmie. 

14eme semaine, aucune amélioration. Nausée à longueur de journée, vomissements 3, 5 parfois 10 fois par jour. 

Une gastro puissance mille… qui dure nous pas une semaine, mais plusieurs MOIS d’affilé. 

Un coup dur pour mon activité

J’arrête de prendre des nouveaux clients. Je ne garde que la douzaine qui sont en accompagnement, par respect pour notre contrat et pour pouvoir continuer à payer mes charges. Je mets fin à plusieurs collaborations et projets annexes. Danielle et moi revendons notre “side business” pour mon plus grand soulagement. J’arrête mon activité en langue anglaise pour ne me concentrer que sur le marché francophone, plus simple. 

Je propose à d’anciennes clientes de créer du contenu pour le blog. Je délègue la newsletter et le marketing, bref je passe en mode “minimum syndical” : je ne travaille plus que 2 à 3 heures par jour, uniquement à accompagner mes clientes. 

Je finis par être hospitalisée : ma perte de poids est inquiétante, la déshydratation dangereuse. Mon oesophage est abîmé, la cornée de mes yeux aussi, fatigués par la “poussée” à chaque vomissement (je perds un point de vision). Bref, c’est dur.
J’apprends alors que je ne souffre pas de simples nausées de grossesse, mais d’une pathologie : l’hyperémèse gravidique (super article de slate sur le sujet). J’apprends aussi que la recherche scientifique n’a jamais été vraiment poussée (les femmes n’étaient pas “crues” jusqu’a il y a peu) et qu’il n’y a aucun traitement. J’apprends que c’est la première cause d’Interruption Médicale de Grossesse. Qu’avant les perfusions à partir des années 60 pour éviter la déshydratation grave, c’était une cause importante de décès pendant la grossesse.

Bref, c’était pas la joie ! 

D’autant que dans mon cas, chaque vomissement s’accompagnait d’une nuage noir qui embrumait mon cerveau de pensées obscures à en pleurer. 

Moi qui étais à la base si heureuse d’être enceinte ! Moi qui avait tout planifié pour m’arrêter pendant 3 mois “après la naissance du bébé” pour que mon activité continue de tourner comme si de rien n’était ! Moi qui ADORE mon travail et mes clientes!

J’étais clouée au lit (ou devrais-je dire, au sol des toilettes). Mon couple en tension. Mon activité professionnelle adorée au point mort. 

C’est alors que l’idée m’est apparue.

Et si j’utilisais ce temps pour écrire un livre? Mon livre? Pour me connecter à mon ambition, me déconnecter de mon corps et m’obliger à penser à autre chose?!

Je savais que mes séances avec mes clientes me donnaient de l’énergie (même si je n’avais la force d’en faire que 2 à 3 par jour, 3 jours par semaine). J’ai donc décidé de me mettre à écrire, chaque matin pendant 30 minutes, pour donner vie à ce projet. 

Avantage important : on peut écrire un livre de n’importe où ! Et même de son lit, son ordi sur les genoux, une cuvette en plastique à côté ;)

Me voilà dans mon 5eme mois de grossesse, une 2eme hospitalisation et de miraculeux médicaments (habituellement donnés aux malades de cancer) plus tard, je reprends du poil de la bête. 

J’organise une retraite de quelques jours en Grèce avec un petit groupe d’une 10aine de clientes. Dans un lieu très inspirant, qui fonctionne entièrement sur le modèle de la permaculture. Thème que je donne alors aux ateliers que j’anime : comment appliquer les principes de la permaculture à son activité. 

L’un de ces principes me parle alors particulièrement : 

Appliquer l’auto-régulation et accepter la rétroaction

Dans la nature, alternent des phases de croissance, et des phases de décroissance. Le ralentissement, voire même la mort, fait partie du cycle de la vie. Il n’y a pas de déchet : tout ce qui meurt devient l’engrais de ce qui naît. 

C’est en observant la nature que les jardiniers permaculteurs s’appuient sur ses cycles plutôt que de viser la croissance et la production continue et à tout prix. 

Appliqué à l’entrepreneuriat, ce principe nous invite à prendre du recul, à accepter la décroissance, à l’embrasser même pour mieux renaître. 

Vous l’avez compris : j’étais en pleine phase de “rétroaction”. Mon état physique m’avait forcé à ralentir drastiquement mon activité. Et pourtant, cela créait de la place pour autre chose : un projet long terme, ambitieux et au potentiel d’impact très important. 

De retour de cette retraite, plusieurs clientes me demandaient alors : “C’était tellement puissant cette métaphore de la permaculture pour mener à bien nos projets entrepreneuriaux : si tu as des articles de blogs je le partagerais volontiers !” “As-tu un résumé écrit de ce que tu nous as partagé? J’ai envie de pouvoir m’y replonger à mesure que j’avance!”

Le thème de mon livre était devenu évident : un guide pour appliquer les 12 principes de la permaculture à son activité d’entrepreneur durable. 

Quelques mois plus tard, je donnais naissance à mon fils. Fini la torture quotidienne! 

Je donnais à relire mon manuscrit à un groupe de beta-lecteurs. Leurs retours enthousiastes m’encouragaient à poursuivre et à faire publier l’ouvrage :)

Et c’est donc avec d’autant plus de fierté que je vous annonce la sortie du liiiiivre !

Malgré la crise du covid, j’ai trouvé un super éditeur. La sortie a été décalée, mais je n’étais plus à ça près. 

Il est illustré par mon acolyte Caroline Gaujour (qui illustre aussi cet article!), et contient 176 pages de conseils, de retour d’expérience et d’histoires vraies tirées de mes 6 années en tant que consultante auprès d’entrepreneures à impact positif. 

Il est disponible dans toutes les bonnes librairies de quartier, auprès de qui vous pouvez aussi passer commande en ligne : 

  • en France : lalibrairie.com qui permet de commander en ligne auprès de 2500 libraires indépendants 
  • en Suisse : www.payot.ch libraire qui livre dans toute la Suisse
  • en Belgique : www.librel.be réseau de librairies indépendentes
  • au Canada : www.leslibraires.ca qui regroupe plus de 100 Librairies indépendantes au Québec

Si aucuns de ces choix n’est applicable, préférer la fnac à amazon qui compense carbone ses livraisons, et travaille à réduire les déchets des invendus au lieu de tout pilonner (c’est déjà ça!)

Et si vous souhaitez vous faire une idée avant de l’acheter, vous pouvez télécharger gratuitement les 20 premières pages au format PDF :

J’espère que la lecture de ce livre vous donnera des clefs pour persévérer sur votre chemin entrepreneurial. 

Qu’il vous rassurera dans les moments de doutes. 

Qu’il vous confortera dans votre ambition de vouloir combiner impact positif ET épanouissement personnel ET abondance financière. Et ce, quelles que soient les péripéties de la vie, les hauts, les bas, et autres pandémies mondiales !


Bonus : pour encourager les premiers lecteurs, j’organise un concours ! Prenez-vous en photo avec le livre et taguez moi sur instagram (@solene_for_good). 

3 personnes seront tirées au sort et gagneront un accès cadeau (pour sois ou à offrir) à ma formation EcoLeadership (valeur 396€ TTC)

Fin du concours et tirage au sors le 1er mai 2021 !


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Solène est la Chief Empowerment Officer de Creators for Good.

Elle a développé une méthode qui permet aux Citoyen.ne.s du Monde de lancer et faire grandir leur propre activité porteuse de sens depuis n’importe où sur la planète – et sans avoir besoin d’investisseurs ou de support gouvernemental. En savoir plus !