12 leçons depuis ma démission : Il y a un an, j’ai eu une réunion avec la manager des ressources humaines de mon ancien employeur pour lui annoncer que j’avais décidé de démissionner.

Oui, j’avais un super poste, de belles responsabilités et le chouette salaire qui va avec, mais je n’étais pas en phase avec les valeurs de mon employeur. Au fil du temps, cela m’avait beaucoup affectée et il m’était devenu impossible de continuer. J’avais l’impression de perdre mon temps et de gâcher mes aptitudes… Dépensant toute mon énergie pour rendre des actionnaires (anonymes) encore plus riches qu’ils ne l’étaient déjà. Je ne voyais plus l’intérêt. J’ai appris ce que j’avais à apprendre – et j’en suis reconnaissante – mais j’en avais assez !

Je rêvais de partir et avais préparé mon départ depuis un certain temps, avec l’idée folle que j’allais créer mon propre travail, ma propre entreprise, et en plus « pour la bonne cause » (histoire de ne pas se compliquer la vie) !

Cela fait un an. Et je ne l’ai jamais regretté !

Pour être honnête, je ne savais pas trop à quoi m’attendre et j’avais le sentiment de prendre un risque énorme. Aujourd’hui, je suis si heureuse de l’avoir pris !

Donc, si tu te prépares à t’évader du salariat, si tu rêves de devenir un entrepreneur social ou même si tu te demandes juste si ça pourrait être possible, laisse moi partager 12  éléments que j’ai appris durant cette année !

#1 – Il n’y a pas de « bon moment » pour devenir entrepreneur

Une des choses qui me faisaient peur était mon âge. J’ai 27 ans. Donc si tu fais le calcul, je n’avais accumulé que trois ans d’expérience professionnelle depuis la fin de mon Master… Et je me demandais vraiment si c’était assez !! Es-ce que des clients me feraient confiance ?!

Ce que j’ai réalisé c’est que les gens se fichent de TOI. Vraiment ! Ce qu’ils veulent, c’est une solution pour LEUR problème. Être passionné et sincèrement enthousiaste est bien plus important que telle ou telle expérience.

#2 – Le POURQUOI est plus important que le COMMENT

Avant de démissionner, je me suis assurée d’avoir une idée plus ou moins claire de ce que j’allais faire. Je réalise maintenant que j’ai passé beaucoup trop de temps sur le COMMENT (business plan, localisation, financement). Parce qu’une fois que j’ai été claire sur le POURQUOI et que j’ai arrêté d’essayer de créer quelque chose de novateur, mais quelque chose qui avait du sens pour moi, tout s’est enfin éclairci !

C’est difficile, car on est formaté au salariat. Toute notre éducation est basée sur l’idée qu’on devra rentrer dans une case, et non se la créer. On évite les études « bouchées », on fait des stages stratégiques pour construire son CV. Bref, on s’oublie!

Jusqu’au jour où j’ai compris que mon meilleur atout pour réussir était d’être au meilleur de moi même.

#3 – Tu ne peux pas tout comprendre tout seul

L’une des meilleures décisions que j’ai prises lorsque j’ai lancé mon entreprise est de me faire acompagner dès le départ. J’ai engagé une coach pour m’aiguiller et, en six mois de travail ensemble, je pense avoir accompli autant qu’en un an de travail seule. Qui sait, il est même possible que j’eu abandonné sans son aide !

En commençant mon aventure entrepreneuriale, je me souviens d’avoir eu la sensation d’être au pied d’une montagne GIGANTESQUE. J’avais tellement de choses à préciser, que je ne savais pas où commencer ! Je commençais à être très impatiente et déçue du peu de résultat que j’obtenais toute seule. Tout cela en passant plus de temps sur Google à lire les témoignages d’autres personnes qu’à vraiment prendre les choses en main.

J’aime beaucoup apprendre, mais j’ai réalisé que je ne pouvais pas apprendre tout ce qu’il y avait à savoir si je voulais devenir financièrement viable avant que mon compte en banque soit à sec. En obtenant l’aide de « quelqu’un qui sait » et en appliquant sa méthodologie (qui a été développée en aidant des entrepreneurs comme moi), je n’avais pas besoin de penser au « comment ». Je pouvais enfin me concentrer sur la mise en action !

#4 – Tu n’as pas besoin d’une équipe pour ne pas être seule

C’est fantastique de travailler seul. Tu peux prendre toutes les décisions, tu n’as jamais besoin d’expliquer tes choix ou de négocier pour obtenir l’accord de quelqu’un. Tu prends la responsabilité de tes choix, et es très fier lorsque les choses finissent par fonctionner !

MAIS, c’est aussi agréable de pouvoir partager avec des personnes qui comprennent lorsque tu rencontres des challenges, lorsque que tu recherches une solution, avec qui tu peux partager les tâches pour lesquelles tu n’es pas très doué (ou que tu détestes faire) et, bien sûr, avec qui tu peux fêter tes succès !

Bien que je dirige mon entreprise sans co-fondateurs, il n’y a pas un jour où je ne partage pas mon expérience avec d’autres.

  • Il y a les personnes que je paie (avocat, comptable, webdesigner) pour faire le travail que je ne sais pas faire
  • Il y a les personnes avec qui je partage mon aventure (la coach qui m’a aidé durant mes premiers 6 mois de mon aventure entrepreneuriale, d’autres entrepreneurs au même stade que moi avec qui je parle chaque jour, ma « buddy » – une copine entrepreneure avec qui je partage ma to-do-liste Skype une fois par semaine) afin de ne pas procrastiner, et de ne jamais rester bloqué.
  • Il y a mes partenaires (d’autres entrepreneurs avec qui je développe des initiatives, des conférences, des événements sur internet, des ateliers etc)
  • Enfin, évidemment, il y a mes clients, grâce à qui je me sens tellement utile et avec qui j’adore travailler !

#5 – Ça n’a pas (du tout) besoin d’être « parfait »

Je pensais qu’il fallait que je travaille beaucoup. Qu’il fallait que je détaille chaque petit élément. Je pensais que, si ça n’était pas parfait, ça ne marcherait jamais. J’avais tort ! Essayer, s’adapter, ré-ajuster, est beaucoup plus efficace que de tout planifier en détail et à l’avance .

L’entrepreneuriat est une aventure constituée d’améliorations permanentes. Ça a été difficile pour moi, au début, de mettre mon ego de côté, mais j’ai réalisé que le retour des bénéficiaires d’une version 1.0 d’une idée valait bien 1 000 jours de travail.

J’ai lancé mon site internet, et de fait mon entreprise, seulement deux mois après avoir démissionné. Est-ce-qu’il était prêt ? Pas vraiment… Est ce qu’il était parfait ? Non plus. Est ce que ça en valait la peine ? Infiniment ! Durant les trois mois suivants, j’ai travaillé sur trois versions différentes et ai changé mon positionnement (deux fois). Si j’avais continué à travailler sur la première version jusqu’à ce qu’elle soit « parfaite » d’après moi (et seulement moi), je ne serai pas là où je suis aujourd’hui.

#6 – La communication est presque plus importante le produit en lui-même

Avant de lancer mon entreprise, je pensais énormément à la solution que j’allais apporter. Au produit que j’allais développer. Au service que j’allais proposer. J’avais l’impression que la qualité de mon offre serait de première importance pour pouvoir avoir un impact positif tout en générant des revenus.

J’ai fini par réaliser que, quelque soit la qualité de ta solution, ce qui a réellement de l’importance c’est la façon dont tu expliques ses bénéfices, la façon dont tu attires des clients potentiels et la façon dont tu communiques avec ta communauté ! Parce que sans clients il n’y a pas d’impact (ni de revenus à réinvestir afin d’améliorer ta solution! ).

Pour être honnête, j’en avais parfois marre de travailler sur les aspects communication de mon entreprise. Ce que je voulais faire de ma vie était d’être une consultante pour entrepreneurs sociaux, pas directrice marketing ! J’ai réussi à dépasser cette frustration en réalisant la choses suivante : la communication a aussi un impact social. Lorsque tu communiques au sujet de ta solution, tu touches une audience plus large et pas uniquement tes clients. Tu peux, dès lors, changer les mentalités et devenir une inspiration positive pour une large communauté de personnes qui partagent le même état d’esprit !

#7 – Faire la différence c’est d’abord changer UNE vie. Et c’est déjà génial

Le plus beau jour de mon aventure entrepreneuriale fut lorsqu’un de mes clients m’a dit : « tu as changé ma vie ». La même semaine un autre m’a dit : « je n’aurai jamais pu faire ça sans toi, ou alors ça m’aurait pris des années ».

J’ai commencé mon business en me demandant comment je pourrais avoir un impact le plus large possible. En rêvant de changement à très grande échelle. Il a fallu que je revois, un petit peu, mes ambitions. Parce que même si c’est possible, il faut bien commencer quelque part. J’ai réalisé que, bien que la quantité soit ce qui importe à l’ego, c’est la qualité qui est importante pour le cœur.

Mon business a pour but d’aider d’autres personnes à créer le changement qu’elles veulent voir dans le monde. Cela en les aidant à construire de bonnes fondations pour leur entreprise sociale. Chaque fois que j’aide une nouvelle personne, ça me rend tellement heureuse que je ne pourrais jamais imaginer faire autre chose de ma vie.

#8 – Ce n’est pas aussi difficile que je l’avais imaginé

L’une de mes plus grandes peurs était « serai-je capable de vivre de mon entreprise ? ». « Combien de temps cela va prendre avant d’être financièrement viable ? ».

Je m’étais donné un an pour devenir financièrement viable. Il se trouve que j’ai atteint mon seuil de rentabilité au bout de huit mois seulement ! J’ai réalisé que, une fois que tu avais de bonnes bases – validées par un expert – et un bon système mis en place pour que ton impact soit à la fois efficace et source de revenu financier, ET si tu fais quelque chose qui te passionne réellement et sincèrement, ce n’est pas si dur de faire en sorte que ça fonctionne !

Une fois que tu sais quoi faire et que tu t’emploies à le faire, les résultats suivent. C’est aussi simple que ça !

#9 – Avoir une seule source de revenu mensuel n’est pas le seul schéma valable

Lorsque tu grandis entouré par des salariés (dans la société et dans ta famille) et que tu as fait l’expérience d’un revenu mensuel qui te tombe du ciel quelque soit ta productivité, il est difficile de se faire à l’idée de ne pas avoir de revenu durant quelques mois. Il faut du temps et de l’énergie pour semer et l’on ne sait jamais vraiment quand on va récolter les fruits de ce travail.

La première chose que j’ai faite est donc de penser en terme d’année et non de mois. C’était plus facile psychologiquement ;)

J’ai aussi réalisé qu’être entrepreneur c’est aussi être l’entrepreneur de sa vie. Et qu’il est possible de générer des revenus de différentes façons. Ces revenus peuvent venir de ton activité / produit (oui), mais ils peuvent aussi venir de produits dérivés. Ou de partenariats. Ou de l’écriture d’un livre. Ou encore de la mise en location de ton appart.

Si tu réfléchis bien, il n’y a pas de limites :)

#10 – Prendre des vacances est un très bon moyen d’augmenter sa productivité

J’avais entendu dire que les entrepreneurs ne prenaient pas de vacances (au moins les premières années). Que certains ne prenaient même pas de weekends. J’ai été TELLEMENT HEUREUSE de découvrir des entrepreneurs faire de l’équilibre entre la vie privée et le travail une priorité. C’est, en effet, très important pour moi, et c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles j’ai quitté mon emploi à 60 heures par semaine !!

Je dois bien admettre que je me suis sentie assez coupable lorsque j’ai pris mes premières vacances, je n’arrêtais pas de vérifier mes comptes sur les réseaux sociaux et ma boîte mail… Cependant, après quelques jours, j’ai réalisé que ça aidait vraiment de prendre un peu de recul. Sans que j’aie besoin de faire aucun effort, mon cerveau bien relaxé est devenu très créatif. Dans l’avion de retour, alors que j’allais m’endormir, j’ai eu une super idée qui a réellement changé mon business. Et elle a toujours un effet positif à l’heure d’aujourd’hui !

Résultat, j’essaie de pendre des jours off aussi souvent que je le peux parce que je sais que plus je suis relaxée, plus je suis créative et plus je trouve des solutions qui ne le seraient pas venues à l’esprit si j’avais simplement « travaillé dessus » !

#11 – L’entrepreneuriat est un bon moyen d’être soi-même

L’une des conséquences inattendues de mon aventure entrepreneuriale c’est que je me suis sentie réellement moi-même. En faisant ce que j’aime, ce pour quoi je suis forte, de la façon que je le souhaite et avec des personnes ayant le même état d’esprit, je me sens au meilleur de moi-même.

Lorsque tu crées ton propre travail, ta propre entreprise, tu peux choisir où tu vis, ce que tu fais et où tu vas. Tu es libre d’être toi-même.

#12 – Rien n’est impossible

Je vis dans un pays où je parle à peine la langue. Il y a trop peu d’entrepreneur sociaux  pour construire un business potentiellement viable dans ce domaine. En tant qu’expat, je ne suis pas qualifiable pour des prêts, des bourses ou aucun autre type de support financier que ça soit dans mon pays d’origine ou dans mon pays d’accueil.

Malgré tout, j’y suis arrivée !

Avec un peu de créativité, d’ouverture d’esprit et de détermination à ce que ça fonctionne, j’ai réussi à réaliser mon ambition !

> Tu le peux aussi. Quelque soient les difficultés auxquelles tu fais face, il ne tient qu’à toi de chercher en dehors des sentiers battus et de créer le changement que tu souhaites voir dans le monde… pour de bon ;)

 



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