🚧 Creators for Good, c’est fini ! 🚧

Définition d’une entreprise à impact positif : suis-je une entrepreneure du changement ?

par | Conseils clef pour entrepreneures à impact | 2 commentaires

definition entreprise impact positif

Tu te demandes si ton projet mérite le titre d’entreprise à impact ? Tu hésites à postuler à des initiatives réservées aux entrepreneurs du changement ? Tu adorerais rejoindre tel ou tel groupe pour entrepreneurs sociaux… mais tu te demandes si tu es vraiment légitime ?!

Aujourd’hui, les termes d’impact positif, d’engagement, de durabilité et d’entrepreneuriat responsable deviennent tendance, parfois même par des personnes qui ne les utilisent qu’en surface. La question de la légitimité peut alors se poser : j’ai remarqué que ne pas avoir une définition claire empêche certains entrepreneur·es engagés de saisir des opportunités. Pourquoi ? Par peur de ne pas être tout à fait légitimes.

Or, soyons honnêtes, cette peur concerne principalement les femmes entrepreneures… Aussi, pour dépasser cette peur d’être illégitime, je t’invite à explorer, ensemble, la définition de l’entreprise à impact positif !

Qu’est-ce qu’une entreprise engagée ou à impact ?

Le développement durable : la base pour définir l’engagement

Pour savoir si une entreprise est engagée ou non, la première chose est de savoir ce qu’est l’engagement.

Pour nous y aider, rien de tel que de s’appuyer sur la définition du développement durable.

Tu penses que le développement durable désigne seulement l’écologie ?

Pourtant, bien d’autres aspects sont à prendre en compte, tels que :

  • l’éradication de la pauvreté ;
  • un accès à une éducation de qualité ;
  • l’accès à la santé pour tout le monde ;
  • l’innovation et l’accès à un emploi décent ;
  • etc.
objectifs de developpement durable

Ainsi,  les entreprises engagées sont celles qui améliorent leurs pratiques et ont un impact positif au niveau environnemental, social ou économique.

C’est d’ailleurs ce qu’indique l’ONU dans sa définition du développement durable :

« Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Le développement durable s’appuie sur une vision à long terme qui prend en compte le caractère indissociable des dimensions environnementale, sociale et économique des activités de développement »

La responsabilité sociale des entreprises ou RSE

Sans doute as-tu déjà entendu parler de la Responsabilité Sociale des Entreprises ?

Cette dernière est plus ou moins une transposition du développement durable à l’échelle des sociétés économiques.

Ainsi, selon la norme ISO 26000, avoir une stratégie RSE au sein d’une entreprise nécessite d’avoir un comportement qui :

  • contribue au développement durable ;
  • est conforme aux lois internationales ;
  • est intégré à toute l’organisation, mais aussi aux partenaires et sous-traitants.

La notion d’intérêt social est alors enfin prise en compte dans les entreprises !

Malheureusement, nombreuses sont les entreprises qui intègrent une RSE uniquement dans le seul but de « se faire bien voir » !

Les résultats du baromètre réalisé par l’institut Squaremetric le montrent bien :

  • 33 % des entreprises interrogées indiquent que la direction manque de vision à long-terme par rapport à la RSE ;
  • 72 % des professionnels pensent que les enjeux liés au changement climatique ne sont pas une priorité du management.

Par ailleurs, 44 % des entreprises disent qu’adopter une stratégie RSE ne permet d’obtenir que peu de retour sur investissement.

Ce chiffre à lui seul désigne à quel point les directions n’ont que peu de volonté d’améliorer leurs pratiques !

Moi-même, dans mon expérience passée en tant que salariée, j’ai pu observer à quel point la RSE n’est pas intégrée dans la vision globale et l’ADN de l’activité des entreprises  « classiques ».

Ainsi, il est courant pour ces sociétés de recourir au greenwashing, pinkwashing et autre « washing » pour tromper les consommateurs : les exemples sont nombreux et peuvent être facilement trouvés grâce à une simple recherche Google !

Au contraire, une entreprise qui s’intègre dans une démarche responsable, sans greenwashing, peut être désignée comme « engagée ».

Mais alors, comment différencier une entreprise qui a une démarche RSE et une société à impact ?

En effet, d’après ce que nous venons de voir, l’un n’est pas forcément garant de l’autre !

Pourtant, leurs buts sont complémentaires (à condition que des bonnes pratiques soient suivies).

  • Ainsi, la RSE implique de mettre en place des engagements réglementaires, quelle que soit son activité économique.
  • Au contraire, être une société à impact nécessite de faire mûrir une activité entièrement engagée dans un ou plusieurs des aspects du développement durable. En effet, une entreprise qui se dit responsable doit être utile pour la société encore plus que pour les actionnaires.

Il ne s’agit donc plus seulement d’intégrer quelques aspects RSE au sein de son projet, mais bel et bien d’axer toute l’activité vers l’écologie ou le social.

Le but ? Faire en sorte que les enjeux durables deviennent la raison d’être de l’entreprise.

Existe-t-il une définition légale de l’entrepreneuriat à impact ?

Non : chaque entreprise est libre de se définir comme engagée. Ce qui veut dire que tu peux, en tant qu’entrepreneur·e, te définir comme fondateur·ice d’une entreprise responsable. Et ce, quel que soit ton secteur d’activité.

Malgré tout, d’autres définitions, légales, peuvent nous aider à y voir plus clair.

Le cas des entreprises à mission

Savais-tu que, en France, tu pouvais définir ta société comme étant une entreprise à mission ?

Pour cela, il « suffit » de changer ses statuts, qui comprennent alors :

  • une raison d’être ;
  • des objectifs environnementaux et sociaux à poursuivre ;
  • les modalités de suivi des missions.

Bref : l’objectif est de formaliser l’engagement d’une entreprise. Ceci permet notamment de renforcer la crédibilité RSE de l’entreprise.

Mais, là encore, le risque de « washing » est persistant. En effet, aucun organisme ne vérifie si les objectifs poursuivis ont vraiment un impact positif sur la société ! De plus, certains objectifs sont trop flous (par exemple : « protéger la planète ») pour mettre en place des actions pertinentes.

L’entreprise solidaire d’utilité sociale (ESUS)

Cet agrément, délivré pour 5 ans, est donné aux entreprises qui :

  • poursuivent un objectif d’utilité sociale (aide aux publics vulnérables, éducation, développement durable, transition énergétique, promotion culturelle, solidarité) ;
  • ont une politique de rémunération équitable ;
  • n’ont pas de titres de capital négociés sur un marché financier ;
  • montrent que leur objectif d’utilité sociale a un impact sur leur rentabilité.

À savoir que certaines structures de l’économie sociale et solidaire (ESS) ont automatiquement droit à l’agrément ESUS : c’est le cas notamment d’associations ou de fondations.

Cet agrément permet d’obtenir des financements plus facilement. Toutefois, l’obtenir peut être complexe : il faut monter un dossier, prouver que tu poursuis un objectif d’utilité sociale, etc.

C’est pourquoi de nombreuses entreprises à impact positif ne font pas la démarche d’obtenir cet agrément – c’est le cas d’une majorité des entrepreneures que nous accompagnons chez Creators for Good. Chercher à avoir un impact et chercher à le faire reconnaître sont, en effet, deux choses différentes !

Finalement, existe-t-il une définition de l’entreprise à impact positif ?

Tu  considères ton projet entrepreneurial comme engagé sur au moins 1 enjeu de société ?

Même si aucune définition n’existe clairement, tu as parfaitement le droit de revendiquer cet engagement responsable !

Bien sûr, il y a tout de même une « base » à respecter pour éviter de décevoir (voire tromper) ses clients, prospects, partenaires et membres d’équipe.

Ainsi, selon moi, une entreprise contributive (ou à impact) concourt positivement à la société. Et ce, à travers différentes activités, comme :

  • la réduction de l’impact environnemental (que ce soit au travers la gestion même de ton activité, ou de ce que tu apportes via tes produits / services : zéro déchet, permaculture ou agriculture bio, éducation aux écogestes, développement et/ou déploiement de low-technologies) ;
  • l’amélioration de la qualité de vie des personnes (que ce soit à travers la solution proposée à tes clients, ou dans la gestion même de ton activité qui peut créer de l’emploi local, favoriser l’intégration des personnes en situation de handicap dans la société, etc.).

Bref : si tu entreprends avec pour objectif de non seulement (bien) gagner ta vie, mais aussi et surtout de contribuer à une cause qui te tient à cœur… alors tu peux te considérer comme « entrepreneur·e à impact » !

Malgré tout, j’ai remarqué que de nombreuses entrepreneures ont tendance à se  sentir « pas assez ».

  • Pas assez impactante, comparé à l’ampleur de la tâche, ou à d’autres causes toutes aussi importantes.
  • Ou pas assez confiante (en leur projet, en leur capacités, etc.) pour vraiment faire bouger les lignes.

La peur de ne pas être « assez » est une peur universelle qui touche la majorité des entrepreneurs.

Pour autant, il n’existe pas de hiérarchie de l’engagement : nous avons besoin de tout pour faire un monde! Et toutes les initiatives positives, quelles qu’elles soient, ont le mérite d’exister. Tu peux ainsi te définir comme entrepreneure pour la planète, entrepreneure engagée, entrepreneure durable… Bref, ce qui te correspond le mieux !

Dans tous les cas, je te l’assure : TU es assez.

Si tu as du mal à voir en quoi ton activité pourrait être impactante (ou le devenir), tu peux t’appuyer sur les 3 façons d’impacter que j’ai détaillées dans cet autre article sur les business models inclusifs😉

Business Modèle Inclusif

Et pour aller plus loin, je t’invite également à consulter les témoignages des clientes Creators for Good qui sont autant d’exemples d’entrepreneures durables!

  • Tu y retrouveras, par exemple, l’histoire de Célia, avec ses box comprenant des activités écologiques et sans plastiques pour les enfants de 5 à 10 ans.
  • Ou Nadia qui met à profit son expertise en neurosciences et sa formation de naturopathe auprès des personnes qui souffrent de burn-out et/ou de dépression.
  • Ou encore Nathalie qui rénove des meubles en bois en mode économie circulaire, et uniquement avec des produits sains pour l’environnement !

Et il y a tellement d’autres profils encore… comme, peut-être, le tien ? 

Décris-nous ton activité en commentaire de cet article de blog ! Cela aidera d’autres entrepreneures à impact à se sentir légitimes :)

Tu as du mal à imaginer comment combiner impact positif ET revenus conséquents au sein d’une même activité ?

Laisse-moi t’aider !

Je t’invite à découvrir, pas-à-pas, comment combiner sens et finances !

Pour cela, rien de plus simple : inscris-toi à mon cours gratuit par e-mail ! Durant 10 jours, tu apprendras à designer ton business modèle durable ^^

Alors, prête à relever le défi ?

business modele durable

Solène est la fondatrice de Creators for Good.

Elle a développé une méthode pour lancer et faire grandir sa propre activité porteuse de sens depuis n’importe où sur la planète – et ce sans avoir besoin de cofondateur, d’investisseurs ou de support gouvernemental. En savoir plus !

2 Commentaires

  1. Marie-Hélène BARCOS

    Bonjour, merci pour ce bel article. Je considère mon activité à impact, puisque j’accompagne les futurs parents à se préparer à la naissance de leur enfant selon leur projet de naissance et non comme la société leur impose.

    Réponse
    • Solène

      Merci pour ton partage et ton activité impactante Marie-Hélène !

      Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *